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Amira à ses débuts à 7 ans au Goffertpark avec son père – Amira à 8 ans avec sa mère et son frère au Festival "Music makes Friends" – Amira et son père en 2020 – Amira

Amira à ses débuts à 7 ans au Goffertpark avec son père – Amira à 8 ans avec sa mère et son frère au Festival "Music makes Friends" – Amira et son père en 2020 – Amira

    Qui es-tu Amira ? A la base tu es un enfant aimé, il faut le souligner car ce qui devrait être un pléonasme ne l’est malheureusement pas. Mais quand on donne à sa fille un nom qui signifie “princesse” c’est qu’on attend pour elle le meilleur et ce serait plutôt l’idée d’un père qui aurait au passage pensé à Shéhérazade, une autre remarquée princesse par le talent et dont l’imagination a vaincu la mort. En même temps le nom d’Amira se fait plus discret, son origine n’est pas très évidente, il est court et très euphonique, et il est aussi l’anagramme de Maria ce qui ne sera pas sans importance symboliquement. Cela dit, à côté de la douleur insondable de l’enfant rejeté et maltraité, il y a la douleur tragique de l’enfant qui peine pour arriver à la hauteur des rêves qu’il a suscités. Mais quel chemin vers la gloire quand il en est capable ! Et c’est bien le chemin que suit Amira à qui sa mère a dit, se rendant à l’évidence, quand à 8 ans seulement son talent commençait à fleurir et faire l’unanimité : “tu seras célèbre !” Aujourd'hui Elle l’est tout à fait, et pourtant ce n’est que le début de la traversée de l’océan pour cette sirène qui a eu seize ans en 2020. Où va-t-elle nous entraîner ? Comment va-t-elle enchaîner les Ulysse que nous voudrions tous être pour se mesurer à l’enchanteresse Circé qui, comme le dit Homère, exerce son pouvoir par la voix et par le chant... lui céder dans la volupté pour mieux s’en libérer. Mais comment se libérer d’Amira quand on est tombé sous le charme ? Puisque ce mot (qui vient de “carmen”) se réfère au chant magique qui peut nous envoûter comme à la poésie qui peut nous séduire.

    La partie émergée de l’iceberg est au départ une voix extraordinaire. Une voix de cristal, totalement pure, sans aucune irrégularité, qui coule comme une eau limpide, qui se déroule comme un fil de soie magique, d’une finesse et d’une solidité extrême, tirant derrière lui un velouté vocal incomparable qui fait frissonner et va jusqu’à faire jaillir des larmes. Alors on imagine sans peine l’anatomie qui donne naissance à cet organe. Mais la voix ce n’est pas seulement de belles cordes vocales, tels des pétales de rose mouillés de rosée, et le souffle qui les fait vibrer. Elles vibrent aussi par la force du cœur placé au sommet des tous les muscles. Et le cœur de cette cantatrice ne peut battre que par l’esprit qui l’anime. Un esprit si musical qu’il se nourrit de la mélodie comme d’un nectar... Mais l’appareil phonatoire n’existe pas sans l’appareil auditif. Ce sont les cils vibratiles tapis au fond de l’oreille interne qui captent les sons pour les transmettre au cerveau par le nerf auditif et ce sont eux, in fine, qui nous font vibrer à l’écoute de la musique. Alors le phénomène qu’est la voix d’Amira est aussi celui de son oreille mais aussi du système nerveux qui, par-dessus tout, pilote ses organes et ses muscles y compris bien sûr son cœur, un réseau de neurones d’une taille, d’une densité, d’une complexité, d’une vélocité et d’une richesse inouïes. C’est aussi l’histoire du développement d’un enfant aux qualités prodigieuses.

    Quand elle était toute petite, Amira ne paraissait pas savoir qu’elle était une princesse, elle ne savait sans doute même pas ce qu’elle était et ne semblait pas très assurée, plutôt timide. Mais tout en ne faisant pas d’éclat elle était attendrissante, comme en recherche, dans l’attente d’une conjonction des astres et peut-être même un peu inquiète de ce que le monde lui réservait. Elle chantait déjà mais comme une enfant, un peu hésitante dans ses tentatives. C’est quand elle découvrit en ligne les grands airs d’opéra, leur beauté et donc leur pouvoir de séduction, sur elle-même et intuitivement sur les autres, qu’elle a acquis une maîtrise, une assurance, que l’on a pu voir à l’œuvre à dans la première manche télévisée d’Holland’s got Talent en octobre 2013. On y voit arriver une petite mignonnette souriante saluant de la main comme si elle rejoignait des amis, qui s’est présentée modestement mais quand même avec un certain aplomb. Un aplomb qu’elle n’a pas perdu quand le président du jury, Gordon Heuckeroth, lui a demandé, assez perfidement, s’il n’aurait pas besoin de bouchons d’oreilles, lui répondant calmement qu’il n’y avait pas de danger. Puis, après sa magistrale prestation, elle a ri franchement lorsque le même Gordon Heuckeroth, bouleversé par ce qu’il venait d’entendre, a déclaré qu’il voulait lui aussi avoir une fille comme elle. Amira, qui n’avait alors que 9 ans, a parfaitement compris le dilemme de son vis-à-vis et s’en est amusé sans lui en vouloir et même, à ce moment précis, elle a saisi l’étendue de son pouvoir de séduction – c’était le début, le grand départ. Car enfin c’est extraordinaire ! L’enfant qui part du principe qu’on lui dit toujours oui (Je veux téter...– prends !) s’il n’est pas dès le départ confronté à un refus brutal, finit quand même par le rencontrer tôt ou tard. Alors quel est le ressenti d’un enfant qui, comme Amira, après qu’il eut rencontré le refus, comme tout un chacun, s’aperçoit soudain qu’il recule, et qu’il est même prêt à s’effacer complètement ? Alors que normalement c’est, dans le meilleur des cas, ce qu’obtient un adulte après une lutte impitoyable. Il faut avoir les pieds bien sur terre pour ne pas s’envoler imprudemment comme Icare, avec la fin que l’on sait. Il faut croire qu’Amira n’avait pas vraiment envie de devenir une star et c’est sans doute pour cela qu’elle n’avait pas le trac. Et quand elle a eu finalement gagné la le prix elle est tombée théâtralement à la renverse pour exprimer sa surprise d’avoir été choisie (je ne savais pas que je le méritais). Mais le destin est souverain et c’est Dan Keraty (le troisième du jury) qui, constatant son aisance à la demi-finale où elle interprétait l’Ave Maria de Gounod, lui a dit en conclusion qu’elle était assurément une star dont l’univers était la scène. Qui pourrait le nier ? Elle a l’amour du chant, ce qui peut se comprendre dans les deux sens, elle l’aime et en est aimée, puisqu’il lui apporte la joie, une volupté physique ineffable, comparable celle à l’amour charnel où l’on peut sentir son corps atteindre un état idéal totalement dévolu à autrui, où pour elle le public joue le rôle d’amant
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    Amira avait déjà chanté quelquefois en public, notamment au Goffertpark de Nimègue
le 30 avril 2011, pour le Koninginnedag, la fête nationale des Pays-Bas, accompagnée de son père à l’accordéon, et à ce stade on ne voyait qu’un petit bourgeon qui voulait éclore. De même pour le père qui avec son petit chapeau ne payait pas de mine. Il faut le voir aujourd’hui en smoking tel un 007 prêt à lancer crânement un “My name is Willighagen, Gerrit Willighagen”. Car la métamorphose miraculeuse d’Amira s’est propagée à tout son entourage, depuis ce jour fatidique d’octobre 2013, où tout a changé – elle s’est présentée, elle a chanté et elle a été ovationnée (veni vedi vici). C’était l’aboutissement du projet qu’elle avait de passer à la télévision, mais elle avait très finement compris que si elle se présentait avec une chanson correspondant à son âge, on ne verrait qu’une petite fille charmante et que le seul moyen d’accéder à la cour des grandes était de se lancer avec son aria favorite comme une diva. Sa stratégie a réussi au-delà des espérances ! De quel destin avait-elle été marquée ? Sans le savoir vraiment elle sortait ce jour-là de l’humanité ordinaire et c’est pourquoi de tels êtres, chéris des dieux, sont appelés des déesses. Amira faisait ses premiers pas dans un monde irréel où plus personne ne pourra lui dira non. Autrement dit, elle sera aimée de tous. La suite a confirmé l’inéluctabilité du processus. C’est quand, interviewée au Late Night Show de la télévision hollandaise en décembre 2013, et que le présentateur ait connecté en ligne André Rieu qui lui a aussitôt proposé un concert, qu’Amira a eu, d’un coup, la claire conscience de son avenir, alors qu’elle n’avait pas dix ans. Et ce fut le triomphe à Maastricht en juillet 2014, où 15 000 personnes, certaines en larmes, lui on fait une standing ovation. A chaque apparition un succès, et même un double succès, auprès du public et auprès de ses partenaires, qui tous estomaqués lui retournaient force baisemains, privilège de la diva, la sortant sans ménagement de l’enfance pour la propulser dans un monde improbable pour lequel il ne peut y avoir de préparation. Mais on voit que cela ne monte pas à la tête d’Amira car elle suit juste le mouvement en pensant surtout à son public car elle en a le sens innée comme il sied à une diva. Car c’est une Diva ! Elle est divine, elle a en elle le feu sacré, mais il ne la consume pas il la fait briller comme une étoile. Alors que signifie pour une enfant l’entrée dans un tel monde surhumain, même si elle accomplit le rêve très humain de l’apothéose. Quand Amira s’est aperçu qu’elle avait le pouvoir de faire chavirer les coeurs, elle n’a pas tellement pensé à son avenir mais plutôt à son plaisir. Comme elle l’a dit : “entre manger un gâteau au chocolat et chanter, je préfère chanter”. Et quand elle s’est aperçue qu’elle était riche d’argent, aussi bien que de talent et d’espoir, elle n’a pas pensé à sa résidence princière mais aux enfants qui n’avaient pas de place pour jouer, comme elle en a une dans le chant, et elle a créé sa fondation Gelukskinders pour les enfants d’Afrique du Sud. On voit par là le cœur pur d’un enfant qui s’identifie à la vie et souffre (ou ne souffre pas) de la voir maltraitée. Ce faisant, en embrassant la cause de ces enfants pareils à elle-même, elle rompait avec eux puisqu’elle devenait leur mère tout en continuant son chemin sur la route tracée pour elle qui inexorablement l’éloigne de l’humanité commune. En même temps elle prenait position, sans trop le savoir, dans le jeu politique de ce pays tragiquement fracturé, comme se fut aussi le cas dans cet épisode hallucinant au Starlight Concert à Durban en août 2014, quand elle a chanté cet Ave Maria très spécial où le nom de la mère de Dieu était remplacé par le surnom (ressemblant et d’autant plus trompeur) d’un leader politique qui n’avait pas fait que dans la miséricorde. Il faut dire qu’Amira appartient à une famille chrétienne où, comme on le voit, la charité envers le prochain n’est pas un vain mot, et où on doit même en principe aimer ses ennemis, ce qui permet à qui veut d’en profiter largement de différentes façons.

    Car, bien que ce ne soit pas dit très clairement, Amira est sud-africaine (et hollandaise accessoirement) par une tradition matrilinéaire à la suite de sa mère et de sa grand-mère. C’est là qu’elle vit maintenant depuis deux ou trois ans, à Potchefstroom là où habitait sa grand-mère, dans une belle maison au soleil, son petit palais princier, en compagnie de sa mère, la princesse douairière, et de son frère, le prince consort. Son père, sorte de roi en exil, bien que proche en ligne grâce à la physique et l’électronique, reste prudemment en Hollande, sa terre natale, sans doute de crainte que ses femmes, qui caressent des lionceaux comme des chats, ne le transforment gentiment en descente de lit. Amira, qui continue sa scolarité, laquelle comprend même maintenant de la danse classique – elle n’a peur de rien et la curiosité de tout, semble parfaitement épanouie dans cet environnement, il est vrai tout à fait privilégié et épargné, délivrée des soucis matériels par son incroyable succès. On la voit en vidéo aussi bien courir, jouer, faire d’étonnantes cabrioles avec le trampoline comme si elle voulait vaincre la pesanteur (même chose avec la danse classique), que de s’adonner joyeusement aux tâches ménagères donnant une nouvelle illustration au principe de la double nature, divine et humaine. Alors : scolarité enrichie du meilleur, vie de famille épanouissante, carrière internationale dans la jet set, jeunesse, santé, succès, force et beauté... mais quelle Wonder Woman !

Amira en Afrique du Sud et sur les terrains de jeux de sa fondation Gelukskinders.

Amira en Afrique du Sud et sur les terrains de jeux de sa fondation Gelukskinders.

    Alors comment expliquer tout cela ? A la base, il y a une constitution extraordinaire, une voix de sirène antique (c’est-à-dire une fille de Melpomène la muse du chant et de l'harmonie musicale) placée au sommet d’un corps d’athlète c’est-à-dire fait pour l’exploit. Avec ce qui va de pair, la volonté et la puissance mentale permettant de capter tous les signaux du monde pour les réutiliser et les réinterpréter. Mais bien sûr cette fleur ne se serait pas épanouie sur une terre aride. Les parents d’Amira étaient là pour y veiller en l’aimant, comme elle le chante dans la vidéo intitulée “The Love between Amira Willighagen and her Father Gerrit” ou elle se pose explicitement la question de sa destinée. Cependant ces parents aimants n’ont pas su tout de suite qu’ils avaient mis au monde une merveille. Leur attention s’est portée en premier lieu, bien naturellement, sur son frère aîné Fincent. Elle l’exprime dans ses explications à Gordon Heuckeroth sur ses motivations : “mon frère joue du violon et je voulais aussi faire quelque chose...” C’est en partant de là qu’elle a découvert ces arias en ligne et qu’elle est immédiatement entrée en symbiose avec le chant. C’était écrit, le destin a frappé à sa porte et l’a ravie. Mais cette rivalité fraternelle l’a été au bon sens du terme et n’a apparemment posé aucun problème, Fincent semble avoir fait sien le succès sidérant de sa petite sœur. Pour le meilleur, Amira semble briller au milieu des siens comme un soleil, avec ce qu’on appelle du coffre, un coffre fort comme la lampe d’Aladin, qu’il suffit de le caresser d’un souffle pour qu’en jaillisse le génie qui peut réaliser tous les souhaits.

    Partie de rien, sinon d’elle-même et de l’amour qu’on lui portait, Amira a maintenant pratiquement tout atteint à seulement seize ans. Elle sert le monde par son immense talent et sa voix d’or, en retour le monde lui est servi sur un plateau d’argent. Tout ce qu’elle peut désirer, et surtout les meilleurs professeurs, bien qu’elle ait montré qu’elle savait s’en passer, les meilleurs conseils, les meilleurs partenaires, les meilleurs morceaux d’un festin sans fin. Et tout cela va à une vitesse folle. Amira court comme le furet du bois joli, qui est passé par ici et repassera par-là. On l’a bien vu courir dans le demi-fond sans perdre haleine et notamment arriver en tête des 2 000 m du Leemkuilcross 2014 ce qui n’est pas banal et assez savoureux s’agissant d’une fillette dont l’animal fétiche est la tortue. Alors, de l’humour chez Amira ? Tout laisse penser qu’elle en a. Et si c’est bien le cas elle aura vraiment tout. Ce qu’elle a déjà visiblement c’est la technique qu’elle a ajouté à son don du chant, qui va naturellement de pair avec le don des langues et, comme on l’a vu, elle chante déjà en italien, en allemand, en anglais et en français, en suédois, en plus de sa langue maternelle, comme toutes les grandes divas. A cela elle ajoute un style de scène très personnel quand elle salue amicalement le public de la main en entrée et à la fin, la déesse n’est pas snob ! De plus, en lieu et place du classique salut par une courbette assez impersonnelle, elle préfère une gracieuse révérence, se tournant à droite à gauche pour toucher tout le monde. Enfin elle marque la fin du morceau par un geste du bras qui lui est particulier, elle le relève et se grandit comme si elle reprenait contact avec le sol, avec la terre – le rêve est achevé !

    C’est par la langue italienne qu’elle a entamé son parcours vers la gloire avec la célèbre aria de Puccini qui est son morceau préféré. En fait c’était aussi celui de sa grand-mère maternelle sud-africaine et Amira l’a chanté pour ses funérailles le 29 novembre 2013. Cependant, et ce n’est pas anodin, cette aria contient aussi un appel pressant au père pour une question d’amour et de vie ou de mort. Son choix révèle un tempérament d’amoureuse confirmé par d’autres exemples, comme celui de Plaisir d’Amour (chanté en français), qui est le chant le plus désespéré que l’on puisse imaginer, et de plus la complainte d’un homme bien que souvent interprété par des femmes, qui témoignent ainsi qu’elles ne se sentent pas non plus à l’abri des terribles flèches de Cupidon. L’amour est bien un thème central chez elle, que l’on retrouve explicitement dans My Love, Voi che sapete, Con te partiro (Time to say goodbye), Song to the Moon et implicitement dans Nessun Dorma, Nella Fantasia et Ombra mai fu. Si elle interprétait l’Air de la Reine de la Nuit, elle serait à contre-emploi, cependant on aimerait bien savoir, au delà d'un simple essai, ce qu’elle ferait de ce morceau complexe, emblématique des sopranos coloratures chanté par Maria Callas. Mais pour parler d’amour, l’amoureuse à la scène va bien un jour ou l’autre se révéler, et nous révéler, une amoureuse à la ville. C’est une étape indispensable, car pour avoir chanté comme personne les louanges de la reine du ciel, Amira enceinte ne le sera pas par l’opération du Saint-Esprit. Or quelle perte pour l’humanité si son incroyable talent ne faisait pas des petits. Peut-être aujourd’hui Amira a-t-elle déjà rencontré l’homme, car l’athlétisme, comme le spectacle, n’a pas la réputation d’aligner des saintes-nitouches. En tous cas, on n’en voit aucun à son bras et les ténors qui lui font des baisemains ne comptent que pour du beurre. Il faut dire que pour courir après Amira il faut être au moins un marathonien. Quoi qu’il en soit, il faudra bien, tôt ou tard, un monsieur Amira. Mais on n’arrive seulement pas à l’imaginer, on se demande quel super-héros, quel autre extra-terrestre, quelle lumière jaillit d’un trou noir, pourra faire l’affaire. La déesse de l’amour, Aphrodite, contrairement à d’autres, ne choisissait pas d’homme pour amant. Mais la question est fascinante ! Amira sera-t-elle une Juliette ou une Omphale, ou l’une après l’autre ? En même temps, que peut attendre de l’amour, tel qu’on le comprend, quelqu’un qui a déjà tout l’amour du monde ? Que peut faire dans ce domaine précis quelqu’un qui n’a qu’à dire pour être exaucé (c’est-à-dire qui n’est plus de notre galaxie) puisque l’amour est le domaine par excellence de l’imprévisible. Là où la raison s’achève, où toute logique est abolie. Là où le premier peut être le dernier, comme au paradis. C’est là, en tout cas, là que la foule immense de ses admirateurs découvriront peut-être une Amira qu’ils ne connaissaient pas, qu’ils n’imaginaient pas. Il n’y a aucune raison de penser qu’ils seront déçus, mais peut-être tout simplement surpris, du moins nous l’espérons. Aussi surpris que le sera Amira elle-même. Alors si l’on regarde la vie des grandes divas du passé ont peut aisément échafauder plusieurs hypothèses, écrire divers scénarios, mais se serait sûrement en vain car Amira a le talent de créer la surprise.

Amira l'étoile filante — dans l'espace et dans le temps.

Amira l'étoile filante — dans l'espace et dans le temps.

Frédéric Sausse

Tag(s) : #Article de presse
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