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Le mal marié par Jean de La Fontaine

Ce poème qui ressemble à un conte est inspiré de la fable d’Ésope : “Le Mari et la Femme acariâtre” dont il tire pour morale, que souvent ainsi ce sont les petites choses qui font connaître les grandes, et les choses visibles, les choses cachées. Point de vue certainement partagé par de La Fontaine dont la vie sentimentale fut tumultueuse et qui se considérait lui-aussi comme un mal aimé. Ainsi écrit-il prudemment à sa femme (Marie Héricart dont il se séparera après peu d’années) un rien volage : “Si je trouve quelqu’un de ces chaperons qui couvre une jolie tête, je pourrai m’y amuser en passant, et par curiosité seulement.”. Le fabuliste écrira aussi : “Je fus forcé par mon destin, de reconnaître cocuage pour un des dieux du mariage” et  “Cocuage n‘est point un mal !” Il est vrai que si son épouse le trompe, le poète n’est pas en reste. L’aumônier de Louis XIV raconte qu’une abbesse est venue loger chez La Fontaine et que sa femme un jour les surprit. Il ne fit que rengainer, faire la révérence et s’en aller. Le fabuliste qui se déclare volage dans en vers comme en amour, s’en tire mieux en vers.

 

Le mal marié par Jean de La Fontaine
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Tag(s) : #Fable

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