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 l’orchestre de l’Académie Ars Fidelis – Notre Dame du Bon Secours

l’orchestre de l’Académie Ars Fidelis – Notre Dame du Bon Secours

Bien, malgré l’attention légitime que nous portons à la Cité universitaire, nous ne devons pas pour autant oublier la  Cité de Dieu, comme nous la présente saint Augustin dans son grand écrit avec l’idée que le règne de Dieu n’est pas un règne terrestre. Donc il envisage deux cités, l'une terrestre, l'autre céleste. Pour ce qui nous concerne, la cité terrestre serait notre Cité quant à la cité céleste, qui rapporte la paix terrestre à la paix céleste, on peut en voir au moins une parcelle dans la chapelle Notre Dame du Bon Secours, où l’on nous vient à l’aide notamment grâce à la musique, qui, comme chacun sait, adoucit les moeurs.

Et vendredi dernier, le 14 avril, nous avons eu l’immense avantage d’y entendre le concert symphonique donné par l’orchestre de l’Académie Ars Fidelis, dirigé par Gabriel Drossart. Ce dernier, véritablement bondissant, communique son énergie à sa formation qui nous a électrisé par une interprétation pleine d’entrain et de couleur de l’ouverture des noces de Figaro de Mozart. Un opéra inspiré de la célèbre pièce de Beaumarchais qui en laisse de côté le caractère politique pour ne retenir la dimension psychologique et sentimentale : un couple de domestiques malicieux défie l'arbitraire des désirs d'un maître arrogant, pour toute critique sociale. Superbement interprété, le génie musical de Mozart, éclate à chaque instant, tour à tour mélancolique et drôle.

Après l’envolée mozartienne, nous avons eu le Concerto pour violoncelle nº 1 de Camille Saint-Saëns avec l’interprétation très maîtrisée de Raphaël Jouan au violoncelle, un instrument pour virtuose et par la forte sollicitation des doigts. Ce concerto, est un morceau assez bref, sans introduction de l'orchestre, bâti en un seul mouvement qui réutilise, in fine, le thème giratoire du départ. Saint-Saëns a rapporté qu’il avait trouvé son inspiration pour l’écriture de ce concerto dans la forêt de Fontainebleau. Le violoncelle y fait irruption avec un thème en tourbillon que l'orchestre reprend à son compte.

La deuxième partie comprenait aussi la symphonie nº 101 (dite l'horloge à cause du  rythme de tic-tac présent tout au long du deuxième mouvement) de Joseph Haydn, qui  fait partie des douze symphonies londoniennes de Joseph Haydn. Considérée comme une des meilleures de Haydn, cette symphonie contient un trésor de surprises en espiègleries musicales, où l’orchestre retrouvait une énergie sans limite et une immense verve rythmique.

Frédéric Sausse

 Raphaël Jouan au violoncelle – Gabriel Drossart

Raphaël Jouan au violoncelle – Gabriel Drossart

Tag(s) : #Article de presse

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