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Lundi 20 juin avait lieu à la Fondation Biermans-Lapôtre le Concert de l’Eté, ainsi nommé parce que comme nous l’expliquait en introduction le directeur adjoint, c’était le premier jour de l’été, le solstice qui marque le passage, se produisant à 22h34 c’est-à-dire à peu près en même temps que le concert. Et en même temps que c’était le premier concert de la saison il a été dit, dans un autre sens, que c’était le dernier. Il est vrai que les vacances approchent mais avant que nous devenions orphelins, il va y avoir encore quelques concerts à la Cité, en particulier à la Maison du Japon.

C’était le concert de fin d'année (universitaire) pour ces musiciens que nous avons applaudis de si nombreuses fois à la Fondation Biermans-Lapôtre, mais aussi parfois dans d’autres lieux, puisque certains participent aussi au Concert des Musiciens Résidents, qui fait le tour des maisons. Pour ne pas les nommer : Eri Tanaka, Floriane Petit, Gabriella Garcia, Kervi Bravo Araque, Maya Balam Meyong et Olga Kirpicheva, qui nous ont si souvent émus mais dont, pour connaître leur talent, nous ignorons les émois. Un peu comme le chante Trénet dans l’âme des poètes : “Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu. Leurs chansons courent encore dans les rues. La foule [le public] les chante un peu distraite, en ignorant le nom de l'auteur. Sans savoir pour qui battait son coeur.”

Bravo Araque au violon, Olga Kirpicheva au piano et Maya Balam Meyong à la danse contemporaine

Bravo Araque au violon, Olga Kirpicheva au piano et Maya Balam Meyong à la danse contemporaine

Et tout à fait opportunément le concert commençait par la Valse triste (1913) de Ferenc von Vecsey, interprétée par Kervi Bravo Araque au violon et Olga Kirpicheva au piano. Une petite musique des sentiments qui nous ramène à la nostalgie imposée par le temps qui passe invinciblement, illustré par la danse contemporaine de Maya Balam Meyong, bien soutenue par le son du violon et le toucher léger au piano.

Eri Tanaka et à la Harpe par Gabriella Garcia

Eri Tanaka et à la Harpe par Gabriella Garcia

Ensuite les mêmes instrumentistes ont accompagné, pour l’Amarero Saro Constante de Mozart, Eri Tanaka, toujours semblable à elle-même qui tient la longueur avec sa puissance vocale pour Mozart qui lui va à ravir. Pour après passer à l’Espagnole d’André Caplet interprété à la Harpe par Gabriella Garcia, mélodie où l’on cherche dans un premier temps l’Espagne, mais au deuxième morceau, l’Espagne est là.

Floriane, accompagnée par Olga Kirpicheva

Floriane, accompagnée par Olga Kirpicheva

Floriane Petit dont les choix se situent fréquemment en dehors des sentiers battus, nous a présenté les huit chansons polonaises (1934) de Francis Poulenc : I. La Couronne - II. Le Départ - III. Les Gars polonais - IV. Le Dernier Mazour - V. L'Adieu - VI. Le Drapeau blanc - VII. La Vistule - VIII. Le Lac, sur des textes anonymes en français et polonais du 19ème siècle, poésies romantiques de l’insurrection, pour lesquels Floriane, accompagnée par Olga Kirpicheva au piano, n’a pas hésité à chanter en polonais, donnant un exemple de plus du talent linguistique propre aux cantatrices.

Le Concert de l’Eté à la Fondation Biermans-Lapôtre
Le Concert de l’Eté à la Fondation Biermans-Lapôtre

Pour faire une pause de chant et de danse, Olga Kirpicheva, la diligente accompagnatrice de tous les artistes du concert, nous a interprété trois des douze études d'exécution transcendante de Liszt. Pour commencer la neuvième étude : Ricordanza, – langoureuse, presque voluptueuse, mais néanmoins tragique ; ensuite la cinquième étude : Feux follets – légère, pensive, mais énergique ; et pour finir la dixième étude : Appassionata, le plus long des morceaux de ce recueil de pièces parmi les plus difficiles jamais écrites composées par Franz Liszt, ce que le public a parfaitement saisi en adressant une ovation à la pianiste, qui est ensuite revenu à son rôle d’ accompagnatrice avec le duo de danse contemporaine “Tea time” qui suivait et après avec Eri Tanaka qui interprétait Dvorak et Catalani et dont le talent à servi de clôture à ce magnifique Concert de l’Eté.

Frédéric Sausse

Le salut final et le bis avec les directeurs

Le salut final et le bis avec les directeurs

Tag(s) : #Article de presse

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