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l'Ensemble Lux avec ses Fantaisies Etoilées au Collège Franco-Britannique

Le mardi 26 avril, le Collège Franco-Britannique nous a offert le concert “Fantaisies Etoilées” de l'Ensemble Lux, pour un voyage musical romantique et contemporain en Europe et au Brésil, avec quatre musiciens venus d’horizons très différents : la flûtiste Jessica Jiang, la chanteuse Stéphanie Palazzo, le clarinettiste Claude Crousier et le pianiste Thomas Costille.

Ayant quitté sa Chine natale toute jeunette pour l’Australie, Jessica Jiang commence au piano à l’âge de 5 ans pour passer à la flûte cinq ans plus tard. En 2011, elle rentre au Conservatoire de Paris et obtient son diplôme en 2014 avec mention Très bien, et collectionne ensuite les diplômes, à l'École Normale de Musique de Paris, à l'Université de Melbourne, à la Hochschule für Musik Fribourg-en-Brisgau. Elle est maintenant professeur et se produit au sein de différentes académies et festivals internationaux.

Jessica Jiang peut jouer aussi bien comme musicienne d'orchestre que comme soliste et chambriste. Le charme de sa présence sur scène ne doit pas tout à son talent et à sa parfaite maîtrise instrumentale, mais aussi, au fait qu’elle évoque la Chine de toute sa personne, cette si ancienne civilisation qu’elle a quittée pour rejoindre l’autre vieille civilisation majeure qu’est l’Europe, en passant par le canal de l’une des plus jeunes nations occidentales.

l'Ensemble Lux avec ses Fantaisies Etoilées au Collège Franco-Britannique

Stephanie Palazzo originaire de Genève, auteur-compositeur-interprète est aussi comédienne, a, elle aussi, commencé la musique toute petite, dès six ans. Puis viendront les études artistiques au Conservatoire de Musique de Genève. Elle se lance en Suisse en 2005, en solo, accompagnée de son piano. Et alors que précédemment, nous arrivions de la Chine par l’Australie, maintenant nous nous rendons au Japon par la Suisse, puisque la chanteuse se retrouve son essence par le Reiki, qui vient du bouddhisme japonais shingon, et qui consiste à absorber le ki de l'univers, soit son énergie, par la méditation. “Les dimensions énergétique et spirituelle, font partie intégrante de mon activité de musicienne et de chanteuse et d’être humain, déclare-t-elle, pour avancer au mieux et de la manière la plus heureuse possible sur son chemin de vie, et ça c'est chouette !”

Thomas Costille a étudié le piano et l’accompagnement au Conservatoire de Montpellier, où il obtient les prix de piano, musique de chambre, accompagnement, analyse et écriture. Il se produit alors dans des récitals vocaux et instrumentaux et intègre ensuite le Conservatoire Lyon. Puis, en 2009, il débute au Conservatoire Royal de Bruxelles un cycle de master-classes internationales consacrées à l’interprétation du lied et de la mélodie.

Clarinettiste (et demi), après des études secondaires et musicales à Nîmes, sa ville natale, Claude Crousier entre au Conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de clarinette et où il terminera ses études par un premier prix d'analyse supérieure et un troisième cycle. En parallèle de ses activités de soliste il commence une carrière de professeur de clarinette à Paris puis à Nice.

l'Ensemble Lux avec ses Fantaisies Etoilées au Collège Franco-Britannique

Cet ensemble un peu disparate nous a proposé un programme en rapport. Au début, pour établir un pont avec l’Australie, ce fut “The stars turn” (1970) de Peter Sculthorpev (1929-2014 connu par sa musique de chambre et d'orchestre) pour chant, clarinette et piano. Pour rester en contact avec l’Autralie, le morceau suivant était “Who ever loved, that loved not at first sight?” (sur un poème de Christopher Marlowe) une composition contemporaine d’Evan Lawson, pour chant, flûte, clarinette et piano, c’est-à-dire tout l’ensemble.

Puis, de nouveau avec les quatre musiciens, nous sommes passés à plus classique avec “Gualtier Maldè... Caro nome” de Gilda dans Rigoletto de Verdi où se détachaient des moments de duo flûte-clarinette, en alternance avec la soprano. Et pour finir la première partie, nous avons eu une composition de notre clarinettiste, qui s’est coupé en deux pour “ De l'orée du bois” joué avec une surprenante demi-clarinette et un tambour de basque (voir photo).

La deuxième partie a débuté, avec le grand compositeur romantique Robert Schumann : “Fantasiestücke pour clarinette et piano (1849) que l’on doit peut peut-être au fait que Schumann a dû abandonner le piano à la suite d’un accident. Ensuite nous avons eu le morceau de choix de Jessica Jiang, pour flûte seule : Incantation n° 5 (1936) de Jolivet, qui requière toute sa virtuosité pour que la mélodie trouve son unité. Elle présente le morceau comme un mantra, une sorte de répétition sacrée, qui la relie mystiquement à l’univers. Après nous avons eu un nouveau solo, de piano cette fois, avec Épitaphe (d'après Ustvolskaia) Gilles Schuehmacher. Et encore une fois Verdi avec “ È strano... Sempre libera” de La Traviata (le sommet du tragique) arrangement pour chant et piano (1853). Et pour finir : Bachianas Brasileiros n° 5 (Aria) de Villa-Lobos (trans. C. Crousier) pour soprano, flûte, clarinette et piano (1938) qui rassemblait l’ensemble pour le final, sur ce morceau le plus réputé du grand compositeur brésilien où paraît-il les tribus venaient écouter “leur musique”.

Les habitués du Collège Franco-Britannique étaient heureux de retrouver Jessica qui y a donné de nombreux concerts du temps où elle y était résidente et de faire connaissance avec l’Ensemble Lux, qui, nous l’espérons, trouvera le temps de revenir à la Cité.

Frédéric Sausse

l'Ensemble Lux avec ses Fantaisies Etoilées au Collège Franco-Britannique
Tag(s) : #Article de presse

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