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Syrinx par Hacker, François Veilham, le dieu Pan

Syrinx par Hacker, François Veilham, le dieu Pan

N.D.L.R. (Selon les Métamorphoses d’Ovide) Vétue à la manière de Diane à laquelle elle avait voué sa virginité, Syrinx avait échappé plus d’une fois aux satyres. Un jour qu’elle revenait du mont Lycée, Pan la voit et,lui adresse des paroles de séduction. Elle prend alors la fuite et arrive au bord du fleuve où elle prie ses soeurs liquides de la métamorphoser. Et Pan, qui croyait le corps de la nymphe à sa merci, ne saisit plus que les roseaux du marais. Comme il pousse de grands soupirs, l’air déplacé à travers les roseaux produit un son léger, comme sa plainte. Séduit par la douceur de cette mélodie, Pan dit : « cela restera un moyen de converser avec toi », et en reliant ensemble des roseaux de longueurs différentes, il fabriqua une flûte qui prit le nom de Syrinx.

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Ce vendredi 25 mars, s’est tenu à la Fondation de Monaco un récital dont on aurait pu penser à première vue qu’il avait à voir avec le Collège Franco-Britannique de la Cité, car il n’est pas rare que des maisons, coopèrent en matière culturelle. Mais pas du tout, ce récital se nommait Franco-Britannique, tout simplement parce qu’il rassemblait des musiciens français et britanniques, en particulier des compositeurs.

L’un des deux Français n’était pas là. Mais on l’excuse car il s’agit de Claude Debussy avec un morceau de 1927 publié le titre de Syrinx, en référence à la nymphe Syrinx, connu maintenant comme La Flûte de Pan, mais qui est la première pièce d'importance pour flûte solo depuis Bach. Un extrait nous a été interprété par François Veilhan, le flûtiste sur lequel reposait tout le concert. Il joue de la flûte et non de la flûte de Pan, mais son jeu de scène presque sautillant pouvait évoquer le dieu.

Ensuite est venu un Capriccio de Roberto Gerhard, une pièce plus sifflée, joué par un François Veilhan toujours bondissant. Puis nous sommes passé à un compositeur contemporain, d’autant plus qu’il se trouvait dans la salle, Alastair Greig qui apportait avec lui un morceau composé en 2015 à New York “Even by moonlight I have no peace” qui est une phrase tirée du célèbre roman de Bulgakov : le Maître et Marguerite, (qui met en scène le diable en personne) et qui sert de titre à cette pièce évoquant le dilemme de Ponce Pilage condamnant Jésus, avec deux parties, la première lente et la seconde rapide.

Après cela nous avons eu droit à Still une pièce composée en 2010 par Dominique Lemaître, un compositeur hors normes, qui a crée ce morceau en faisant subir une transformation à une précédente composition de 2008 : “Encore la Nuit” qui incluait un personnage récitant adossé au paysage constitué par le son de la flûte. En supprimant le personnage il ne restait plus que le paysage, en toute tranquillité, interprété par François Veilhan à la flûte alto, proche de la respiration humaine.

Pour finir nous sommes revenus à un compositeur britannique : George Benjamin, avec Flight de 1979 qui s’inspire du vol des oiseaux montant sans effort apparent dans l’azur pour plonger ensuite en piqué. Dans ce morceau de 8 minutes on entend plusieurs choses, d’abord des soufflés qui évoquent le bruit des ailes puis c’est le chant des oiseaux qui semblent être là. La soirée s’est terminée dans une joyeuse ambiance très conviviale avec la présence d’enfants musiciens.

Frédéric Sausse

Dominique Lemaître, François Veilham et Alistair Greig

Dominique Lemaître, François Veilham et Alistair Greig

Tag(s) : #Article de presse

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