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Le concert des musiciens résidents à la MEC

Organisé au moins mensuellement depuis environ trois ans, le concert des musiciens résidents de la Cité est une si belle idée qu’il ne mériterait pas son nom s’il n’était aussi ouvert à des artistes venus de l’extérieurs, musiciens professionnels ou amateurs, tous rassemblés dans un même élan le mercredi 2 mars à la MEC, c’est-à-dire pour nous à la Cité, la Maison des Etudiants Canadiens.

Le prochain aura lieu à la Maison du Liban le 16 mars et celui d’après le 16 avril à la Maison de Norvège, toujours à 20h30, le concert fait le tour de la Cité car il représente l’union vivante des maisons, la grande communion autour de la musique, si présente à la Cité, qui unit les artistes entre eux et eux ensemble à leur public.

Comme d’habitude, il s’agissait d’un programme varié, de musiques issues des quatre coins du monde (Brésil, Inde, États-Unis, Argentine, Hongrie, etc…) avec aussi des compositions personnelles passant par le reggae et la soul.

En introduction, nous avons eu la Comptine d'un autre Eté de Yann Tiersen connu pour la musique du film : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, interprétée au piano par Delphie, une blonde nordique, qui nous entraîne dans la nostalgie d’un été qui n’est pas torride mais tranquille comme un automne ou un printemps.

Ensuite nous avons eu l’Ave Maria de Gounod, le plus connu avec celui de Schubert, parmi le millier de compositions qui portent ce titre. Interprété par Anaelle à la flûte et Aubin au piano. C’est une mélodie propre à faire des conversions tellement douce et apaisante comme la mère de Dieu.

Puis est venue la Valse triste de Ferenc avec Kervi au violon et Aubin au piano. La valse, même triste, fait ressentir la joie, elle ne peut pas être pessimiste et le bel accord des interprètes pousse à l’optimisme.

Après cela nous sommes passé à la musique traditionnelle indienne avec Venkat au Ghatam, une sorte de poterie acoustique, instrument de percussion, en accompagnement de Santanu à la guitare pour les chansons traditionnelles indiennes et une composition sur un poème de Rabindranath Tagore, le tout très langoureux, poussant à la méditation.

Et pour rester dans la musique traditionnelle ou le folklore, nous avons entendu Chanter Natalia, accompagnée au piano par Amparo pour “Zamba para la viuda” de Cuchi Leguizamon, une samba triste qui chante les larmes. Et peu après une chanson russe de Vladimir Vysotsky, interprétée par Gloria qui nous a fait cette confidence : “je ne suis pas russe, au contraire !” mais qui s’en est néanmoins fort bien sortie, pour nous exprimer la nostalgie de la grande âme slave avec Alexis à la guitare Leonardo au piano.

Après, dans un tout autre genre est venue dans les plus belles chansons de Bob Marley : Redemption songs, interprétées par Chiara, une autre italienne mais qui chante en anglais pas mal du tout, accompagnée au piano par Leonardo. Et nous voilà in fine au Népal avec une chanson romantique qui nous parle d’un garçon et une fille, dans la grande tradition, avec Saanjha Ko Bela interprétée par Juni malheureusement peu audible à côté du piano vigoureux de Leonardo.

Hélas, il est impossible de parler de tous, ils sont trop nombreux, mais nous y reviendrons puisque le concert continu. Prochain rendez-vous le 16 mars et nous espérons que vous aussi vous y serez.

Frédéric Sausse

MEASEoct2015

MEASEoct2015

Tag(s) : #Article de presse

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